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Nouvelle Zélande - Dimanche 06 Mai 2001
 «Entre kiwis et Maoris, good morning Océanie! »


Terre de légendes et de contrastes surprenants, la Nouvelle Zélande s'offre à nous en plein automne austral. Au delà du simple cliché présentant ce pays comme un paradis pour dévoreurs de fruits verts sur-vitaminés et autres monstres gentils se castagnant joyeusement sur ses vertes et tendres pelouses à la conquête d'un Graal ovaloïde, nous avons déniché pour vous d'autres richesses un peu plus méconnues et pourtant époustouflantes. Que diriez-vous tout d'abord d'une promenade dans la baie d'Auckland, histoire de plonger dans le grand bleu du bout du monde en compagnie des dauphins ? A moins que vous ne préfériez partir dans les Northlands en quête du dieu de la Forêt, à la rencontre du peuple Maori, de ses croyances et traditions ? Peut-être enfin auriez-vous envie, au retour d'une excursion sur les paradisiaques plages de la " bay of islands ", de vous prélasser dans un spa 100% naturel aux eaux chauffées par la lave souterraine, entouré de geysers et de volcans à demi assoupis ?


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STATUE DE MAORI PORTANT DES TAMUKO

Alors saisissez votre mulot fétiche positionné sur l'ascenseur à droite de votre écran.TU2000 vous emmène avec lui dans son sac à dos. Have fun !


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Ce paysage digne d'être le fond d'écran du générique de n'importe quelle série TV américaine destinée à agrémenter les siestes du troisième âge oisif, du style " amour, argent, pouvoir, grandeur et décadence ", n'est autre que la baie d'Auckland, ville la plus importante du pays avec ses 1,2 millions d'âmes. En raison d'une géographie plus centrale, Wellington et ses 350 000 habitants a pourtant hérité du titre honorifique de capitale du pays. Mais ne vous fiez pas à ce rideau de béton fièrement planté devant les flots bleus. Derrière ces quelques imposants buildings qui forment le centre ville se cache une cité aérée et paisible constituée de pavillons aux jardins sages. Ici, pas de tours HLM ou de ghettos insalubres, contrairement aux villes tentaculaires d'Amérique du sud avec en prime un souci d'ordre et de propreté qui ferait rougir de honte un suisse en vadrouille. C'est pour dire ! Depuis 1997, le paysage d'Auckland s'est également enrichi d'une seringue hypodermique géante de 328 mètres plantée au dessus de la baie qui répond au poétique nom de " City sky tower ". Au chapitre des petites anecdotes bonnes à ressortir lors d'un cocktail entre amis, nous voici en présence de l'unique ville au monde bordée par deux océans différents, à savoir l'océan pacifique à sa droite et la mer de Tasmanie à sa gauche. Enfin, pas moins de 48 volcans assoupis entourent la ville, assurant des promenades de fin de semaine de toute beauté !


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"The City of Sails welcomes you". (bienvenue dans la cité des voiliers) Voilà ce qu'on peut lire sur les grands panneaux d'accueil disposés le long des grands boulevards. S'il est en effet une fierté nationale rivalisant avec les homériques exploits de l'équipe de rugby des all blacks, c'est bien la victoire du voilier Néo-Zélandais skippé par Peter BLAKE lors de la dernière America's Cup. Et comme qui plus est cette course de voile passant pour la plus prestigieuse du monde a désormais élu domicile dans la marina d'Auckland, la ville se trouve toute entière tournée vers les titanesque exploits des monstres de carbone et de kevlar fonçant dans les alizés pour des joutes nautiques époustouflantes. La City Sky Tower elle-même semble vouloir transformer les bateaux du port en trois mâts prêts pour la régate !


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N'ayant pu résister à l'appel des sirènes et des dauphins peuplant le golfe d'Hauraki, à l'est d'Auckland, nous sommes partis à leur rencontre d'un pied marin malgré la forte houle. Bien nous en a pris puisque après plus de 3 heures de vaines scrutations et d'yeux écarquillés jusqu'au bord de l'ophtalmie, un nuage d'oiseaux en quête de nourriture nous a enfin guidés vers leur sanctuaire marin. Une sarabande de folles cabrioles pouvait alors débuter à moins de deux mètres de nous, qui ne savions plus où donner du zoom et du regard!


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La colonie rencontrée ce jour là compte plus d'une centaine de dauphins qui, bien que sauvages, n'hésitent pas à venir tutoyer la coque du bateau dans un ballet aquatique d'une grande élégance. Dotés d'une curiosité aiguisée et d'un sens du jeu très développé, nos nouveaux compagnons aiment particulièrement nager autour des bateaux et soulever au gré de leurs prouesses sous-marines les clameurs enthousiastes du public conquis par tant d'allégresse. Ils sont tellement fascinants à observer et à voir évoluer dans leur élément que l'on aurait bien volontiers plongé avec eux le temps d'une baignade inoubliable digne des plus beaux moments du " grand bleu ". Malheureusement pour nous mais heureusement pour les dauphins, la législation néo-zélandaise (mise en place depuis 1992) est très stricte concernant leur protection. L'équipage ayant repéré de jeunes mammifères au sein du groupe, nous n'eûmes pas l'autorisation de nager en leur compagnie pour ne pas perturber d'éventuels allaitements.


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Le golfe d'Hauraki, compte plusieurs colonies de dauphins communs qui sont relativement proches de la taille d'un homme (de 1 à 2 m de long pour un poids variant de 70 à 110 kilos). leur vie sociale est bien développée, basée sur une hiérarchie de groupe et une communication par ultrasons émis à une fréquence tellement élevée que l'oreille de l'homme ne peut pas les percevoir. Après 11 mois de gestation, la femelle accouche d'un petit bébé de quelques kilos qui, après avoir été sevré, apprendra à s'orienter et à repérer les bancs de poissons à l'aide de son sonar. Les études menées sur le terrain tendraient à démontrer la grande intelligence de ces mammifères ( qui possèdent une capacité cérébrale importante ) ainsi que leur impressionnante aptitude à se mouvoir dans le milieu aquatique qui leur permet de plonger à plus de 300 m de profondeur et de se déplacer dans l'eau plus vite que les bateaux ( ils pourraient ainsi atteindre des vitesses de plus de 60 km/h !). Enfin, les cousins du très médiatisé Flipper se voient récompensés de la palme de la solidarité aquatique ! Agissant en véritable anges-gardiens du monde marin, ils sont crédités de nombreux sauvetages auprès des humains et des autres hôtes de la mer. L'équipe de Tu 2000 toujours en quête de belles histoires à raconter vous livre en exclusivité une petite anecdote survenue près des côtes sud-africaines : tandis qu'un couple d'amis (rencontrés sur le bateau) surveillait leurs enfants s'amusant sur la plage, ils aperçurent au large une baleine qui tentait vraisemblablement de se rapprocher de la côte pour s'y échouer (elle avait dû perdre son groupe ). Alors qu'ils étaient sur le point de prévenir les autorités, ils furent témoins d'une scène incroyable : un groupe de dauphins était venu à la rencontre de la baleine isolée et l'empêchait d'atteindre le rivage en la repoussant à l'aide de petits coups de tête vers le large. Les dauphins s'activèrent longtemps autour de l'énorme mammifère et quelle ne fut pas la surprise de nos amis de voir soudain apparaître un adorable petit baleineau au côté de sa maman qui venait juste d'accoucher grâce à l'aide des dauphins ; qui disparurent aussitôt alors que la baleine et son nouveau-né reprenaient le large ! Cette touchante histoire nous a beaucoup émus alors on tenait à vous la faire partager.


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Sur la " 90 mile beach ", la populaire plage du Northland qui offre près de 100 kms de sable fin, ( le péché mignon des automobilistes épris de liberté qui foncent avec leurs bolides au mépris de la marée montante !) nous faisons la rencontre d'une fine triplette de jeunes marins en herbe et en culottes courtes de surfeurs. Ces enfants du pays qui ont souvent du sang maori dans les veines vivent le plus clair de leur temps avec les pieds dans l'eau …quoi de plus normal quand on habite dans un pays qui possède près de 7 000 kms de côtes paradisiaques !


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Non, JB n'a pas été engagé par une firme automobile pour vous vanter les mérites de la dernière vrombissante papamobile et il n'a pas non plus gagné le Jackpot au casino d'Auckland . Que du fin fond du Sahara notre colorée et regrettée titine nous pardonne, mais nous avons trouvé un destrier de choix pour partir au galop à l'assaut des sinueuses et gravillonneuses routes Néo-Zélandaises ! Lorsque la vie vous fait des cadeaux, pourquoi les refuser ? Partant de ce principe, nous n'avons pas décliné la proposition d'une agence de location nous offrant un luxueux bolide au prix d'une caisse à savon. Une fois maîtrisées les subtilités de la boîte de vitesse automatique et surtout de la conduite à gauche (on s'excuse platement auprès des automobilistes esquivés de justesse dans les premiers ronds points !), la bête s'est avérée fort docile et agréable à piloter!


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Vu les immenses distances à parcourir pour espérer faire le tour des deux principales îles formant le pays ( à savoir l'île du Nord dite île fumante et l'île du sud appelée île de Jade), ainsi que des températures beaucoup plus basses sur le sud, nous nous sommes concentrés sur la découverte de l'île du Nord. Il faut dire qu'elle avait à offrir pas moins de 115 000 kilomètres carrés de plages, volcans, dunes, bocages et autres geysers jaillissants ! Mais surtout, l'île fumante qui doit son nom à l'importante activité volcanique provoquée par la présence de la " ceinture de feu " (jargon poétique de géologue) est également le berceau de la civilisation Maorie, les premiers habitants du pays. Dès que l'on emprunte le réseau secondaire constitué en grande partie de routes en terre, on débouche immanquablement sur un petit coin de paradis désert, un tableau impressionniste grandeur nature comme ici, près d'Orere Point, en bordure de la baie de Thames, au sud est d'Auckland. On retrouve très souvent de superbes bosquets d'ajoncs bordant les routes et plages du nord : un vrai régal pour les premiers plans des photographes !


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En plein coeur de la forêt de Waipoua s'élève bien au dessus des autres l'arbre le plus grand et le plus célèbre du pays. Ici, tous les néo-zélandais connaissent et respectent " Tane Mahuta ", considéré par les maoris comme le dieu de la forêt. Et c'est un dieu qui en impose avec ses 51 m de hauteur et 14 m de circonférence ! Ce géant que l'on estime âgé de près de 2000 ans est un Kauri, arbre dont la sève fut très prisée au siècle dernier, utilisée notamment pour la fabrication des peintures. Son histoire est intimement liée à la légende Maorie de la création de la vie. Il y a de cela bien longtemps, il n'y avait que " Rangi nui ", le père ciel et " Papa tu a nuka ", la terre mère. Ils s'aimaient follement et de leur étreinte naquirent 6 enfants (dieux du vent, de la mer, de la paix et de la culture, de la guerre et des hommes, de la nourriture et enfin de la forêt). Malheureusement, leurs parents se serraient si fort que tout n'était qu'obscurité. Un beau jour, les enfants en eurent assez et décidèrent de les séparer. Ils échouèrent tous dans leurs tentatives sauf Tane Mahuta qui, en étirant ses branches vers le ciel, réussit enfin à les séparer. Ainsi, il permit à la lumière d'apparaître sur terre et donc à la vie d'exister. Les maoris habitant la région viennent régulièrement rendre hommage au dieu de la forêt en lui faisant une offrande ou en lui chantant une chanson !


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Mettant le cap plein nord jusqu'au bout du mythique " North Cape ", l'étroite chaussée de graviers concassés traverse une étroite bande de terre qui présente d'impressionnants contrastes. Au premier plan, un pâturage vert émeraude offre à un troupeau de bovins un fourrage de premier choix. Au second plan, l'eau douce turquoise leur fournit un " open bar " des plus délicieux. Au troisième plan, les immenses dunes bordant la " ninety mile beach " permettent aux surfeurs de l'extrême de s'adonner au " Sand boarding ", c'est à dire surfer sur le sable grâce à la forte inclinaison de la pente.


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Au bout du bout, là où seul un phare solitaire monte la garde dans la pénombre compacte, se trouve " Cape Reinga ". Dans le halo mystérieux qui irradie l'onde océane se cache également un des lieux les plus sacrés des croyances Maories. Cape Reinga se trouve en effet être la porte d'entrée des esprits des morts pour le pays des ancêtres. Ainsi, après avoir voyagé tout au long de la " ninety mile beach ", ils rejoignent " Pohutukawa tree ", le dernier arbre isolé tout au bout du cap, et glissent le long de ses racines. Une fois atteinte la zone de partage des eaux entre l'Océan Pacifique et la mer de Tasmanie (à gauche de la photo dans la lumière), les âmes poursuivent leur chemin vers Ohahau, le sommet des " three Knight Islands " pour faire leurs adieux au monde des vivants et retrouver le pays des ancêtres. Afin de respecter ce pan important de la culture maorie, certaines parties du cap sont fermées au public pour permettre aux esprits de circuler en paix .


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La Nouvelle-Zélande c'est vraiment à l'autre bout de la Terre ! Près de 20 000 kms nous séparent en effet du vieux continent et cette position excentrée attire un nombre impressionnant de voyageurs. Ils sont pour la plupart d'origine anglaise puisque la Nouvelle-Zélande est encore aujourd'hui sous l'égide de la couronne d'Angleterre (avec comme chef d'état Elisabeth II en sa qualité de reine du pays, représentée par un pompeux " excellency right honourable " gouverneur général qui ratifie les lois et supervise la formation du gouvernement issu de la majorité élue). JB prend une pose symbolique au carrefour des 5 continents à l'heure où tu2000 arrive à mi-périple, tandis que derrière lui se rencontrent les eaux de l'océan pacifique et de la mer de Tasmanie. Depuis la colline, on peut clairement observer les 2 courants se confronter puis se mélanger, donnant ainsi un aspect surréaliste à la surface de l'eau.


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Laissant les défunts maoris tranquilles, nous traversons la somptueuse mais plus touristique " Bay of Islands ", nommée ainsi par le colonisateur Anglais James COOK en raison des quelques 150 îles qui affleurent de l'eau. En cette fin avril (ici, nous sommes en automne), les nuages n'ont de cesse de s'amuser avec le soleil et par la même occasion de nous proposer des variantes de luminosité splendides.


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Sur la côte est de la péninsule des Coromandels se trouve une plage pas tout à fait comme les autres où contrairement aux autres étendues sablonneuses néo-zélandaises, les gens délaissent la quiétude pour s'agglutiner telles des abeilles autour d'une fleur délicieusement parfumée. Explications : nous sommes sur la " hot water beach " qui, comme son nom l'indique, cache de l'eau chaude sous son sable. Une activité volcanique souterraine est à l'origine de cette source thermale naturelle qui n'abreuve qu'une surface très réduite de la plage. Il suffit donc de creuser son trou à quelques dizaines de centimètres de profondeur pour faire apparaître comme par enchantement l'eau fumante de chaleur ainsi que quelques voisins sympathiques par le jacuzzi alléchés.


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Tableau exposé à la " National Art Gallery " d'Auckland Voici un portrait extrêmement réaliste d'un chef maori peint par Charles Frederick GOLDIE, un des artistes néo-zélandais les plus talentueux de son temps ( fin XIXème, début XXème). Sur son visage, on peut admirer la qualité artistique des " tamukos ", tatouages gravés dans la peau selon une technique bien particulière : la chair était creusée à l'aide d'un bec de jeune albatros avec comme seul exutoire à la douleur des chants sacrés interprétés par les membres de la famille et … une bone dose de courage ! Chacun de ces traits bleus incrustés dans la peau possède une signification bien particulière (acquisition d'un nouveau savoir, maîtrise de la fabrication d'armes ou d'outils, réalisation d'un acte de bravoure … ) qui témoigne de l'aura spirituelle de son propriétaire, lui conférant à coup sûr les faveurs particulières de la gente féminine.


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Bienvenue au village maori dont le nom va faire des heureux chez les amateurs de scrabble : " TE WHAKAREWAREWATANGA-O-TE-OPE-TAUA-A WAHIO " qui signifie littéralement (faut-il encore le rappeler) " le soulèvement des guerriers de Wahiao ", Wahiao étant l'illustre chef guerrier de la tribu Ngati. Son nom mis à part, la principale curiosité de ce village réside en son installation sur une zone de forte activité volcanique, dans la région de Rotorua. Ainsi, outre la permanente odeur de souffre et les épaisses volutes de fumées qui s'échappent des moindres canalisations et de trous béants, les maisons sont également entourées de geysers, champs de boue en ébullition permanente et sources d'eau chaude pouvant atteindre les 100 degrés celsius. Deux fois par jour, le temps d'un show millimétré mêlant chants et danses traditionnelles, quelques maoris revêtissent leurs apparats traditionnels, principalement un pagne tressé constitué de longues feuilles de flax (plante possédant des fibres d'une grande solidité) plongées dans l'eau bouillante. En contemplant le jeune homme torse nu au premier plan, on comprend vite pourquoi les maoris constituent également un vivier intarissable de joueurs de rugby de classe mondiale : ils sont pour la plupart d'une constitution particulièrement robuste, genre déménageur polynésien croisé avec un bûcheron canadien.


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Portant des tatouages affirmant son appartenance à une tribu ( dans un style quelque peu différent des blasons anciennement utilisés par les nobles familles de chez nous !) notre ami exhibe ses papilles gustatives avec ostentation. Les Maoris étaient de grands guerriers, à la fois forts et malins qui effrayaient leurs ennemis avec d'affreuses grimaces. Les All Blacks ont remis au goût du jour cette bonne vieille technique du chat hérissant ses poils en infligeant la chair de poule à tous leurs adversaires lors de la fameuse danse d'avant match appelée " Haka ". Ce rituel typiquement maori signifie " Danse de la guerre " et permet non seulement aux joueurs de se libérer en extériorisant tout le stress d'avant match, mais également de prendre un ascendant psychologique sur l'entame de la partie en impressionnant l'autre équipe. Ce guerrier tient dans sa main droite un " Patu " (littéralement : frapper), une arme de guerre de taille réduite et donc particulièrement maniable pour s'adapter aux combats rapprochés dans les forêts touffues qui constituent l'essentiel de l'écosystème des Maoris. Derrière lui, une source d'eau chaude file dans les airs à toute vapeur.


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Pour vous, TU2000 a retrouvé les traces des célèbres frères et soeurs siamois du village, collés par le nez et le front!Trêve de plaisanterie déplacée, voici immortalisé le " Hongi ", convivial salut traditionnel Maori. Il consiste à se faire se toucher les nez à deux reprises et s'effectue indifféremment entre hommes ou femmes. Certains esprits moqueurs y voient là l'explication naturelle de quelques formes de nez parfois aplatis ! (nous on renverrait plutôt la balle dans les 22 mètres du rugby et des viriles phases de jeu qui se terminent à coups de grandes accolades crochet-du-gauchisées !)


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S'il est bien un ustensile que vous n'êtes pas prêt de trouver dans une cuisine du village, c'est assurément la cocote minute ! Grâce à qui ? La nature ! Dans l'enceinte du village, on trouve de nombreuses fosses naturelles contenant des sources d'eau chaude (dont la température varie entre 40 et 100 °C) provenant de la forte activité volcanique souterraine. Les habitants du village ont ainsi appris grâce à leurs ancêtres à utiliser les multiples possibilités offertes par ces marmites fumantes faisant ainsi une belle démonstration de cuisine à la vapeur grandeur nature ! Nous n'avons pas résisté au plaisir de goûter les succulents épis de maïs sortis tous chauds de ce que les locaux appellent avec humour le micro-ondes maori !


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Non, ceci n'est pas la photo-choc d'une campagne médiatique massive destinée à bouter les déjections canines hors des trottoirs parisiens, mais tout simplement le gros plan d'une " mud pool " (piscine de boue) entièrement naturelle. Chauffée en permanence par la lave souterraine, elle bout en formant d'étranges circonvolutions visqueuses et hoquetantes. C'est sur cette image rafraîchissante que nous prenons congé du village et de ses trésors naturels.


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Bienvenue dans le parc national de Tongariro. Fondé en 1887, il fut le premier créé en Nouvelle-Zélande et le quatrième dans le monde. Il naquit de l'initiative visionnaire prise par un grand chef maori d'offrir ce territoire au pays, jugeant que c'était la meilleure manière de protéger les terres sacrées de ses ancêtres et les secrets qu'elles renferment. Le parc s'étend sur plus de 70 000 hectares et est considéré comme héritage mondial par l'UNESCO en raison de sa valeur tant culturelle que naturelle. Parmi les principales merveilles, citons trois volcans dont le plus haut culmine à 2800 mètres, ce qui fait du mont Ruapehu le plus élevé du pays. A noter l'humeur parfois capricieuse des trois compères qui rentrent parfois encore de nos jours en éruption. Profitant d'une période paisible, nous avons rejoint au bout d'une superbe ballade le cratère sud et ses paysages lunaires.


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Du haut de leurs 25 mètres dégoulinant de fraîcheur exotique, ces chutes viennent abreuver le " bush " . ( toute ressemblance avec le grand chef de la " World Company " serait fortuite, il s'agit plus pacifiquement de la forêt océanienne ) Ce petit coin de paradis se trouve à Whangarei dans le Northland, région empreinte de croyance maories.


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Une petite photo pour le plaisir des yeux, ou quand les éléments s'entendent à merveille pour nous offrir des sources d'étonnements intarissables.


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Sur les plages Néo-zélandaises, la nature fait bien les choses en permettant aux amateurs de plages de galets ou sable fin de cohabiter sur la même serviette. Et pour les soirées guitare au bord de l'eau, la marée vous livre même gratuitement tout le bois dont vous avez besoin. Qui dit mieux ?


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Le soleil se couche sur les terres fumantes d'un des derniers villages maoris dont l'existence est aujourd'hui bouleversée par l'essor du tourisme. Envahi dès le petit matin par une foule bigarrée de la famille des " touristus paparazis ", le village ne retrouvera sa tranquillité que le soir venu, difficile dans ces conditions de vivre normalement sans se sentir traqué par les regards à l'instar d'une bête de cirque ou des animaux prisonniers d'un ZOO ! Durant ces 3 semaines de voyage nous n'aurons eu qu'une vision partielle du pays, celle de l'île du Nord où s'écrivirent " les grands maux " de l'histoire de la Nouvelle-Zélande (tel le traité de Waitangi concernant la protection des terres maories bafoué par la couronne d'Angleterre peu après sa signature). Les maoris ont dû se battre pour sauvegarder leur culture millénaire profondément connectée aux forces de la nature ( ils avaient notamment une connaissance très approfondie des plantes médicinales qu'ils trouvaient en invoquant Tane Mahuta !). Aujourd'hui, la langue des maoris est enseignée dans les écoles et la plupart d'entre eux ont su s'adapter à l'évolution de leur environnement et réussissent à gagner leur vie en pérennisant l'art de leurs ancêtres. Terre d'accueil pour de nombreux immigrants (anglais, coréens, indiens, dalmatiens,...), la patrie des kiwis nous a conquis par son côté sauvage et la gentillesse de ses habitants. En 1893, La Nouvelle-Zélande était le premier pays à donner le droit de vote aux femmes. De nos jours, elle se nourrit de la richesse de son identité multiculturelle qu'elle revendique à l'image de la cosmopolite Auckland. Nous vous donnons rendez-vous prochainement chez les voisins australiens à la découverte de la mythique " Terra Australis ", au pays des kangourous, du didjeridoo et des aborigènes. Vous aussi, vous allez enfin pouvoir surfer sur les côtes olympiques grâce à vos deux explorateurs dévoués … sans même boire une seule fois la tasse ni vous faire croquer l'orteil par un requin blanc ! Alors qu'est-ce qu'on dit ? Kia Ora (merci en Maori) TU 2000 !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


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