Australie
- Lundi 28 Mai 2001
«Australie:l'immense rocher plein de douceurs »
L'Australie,encore un de ces mots magiques et délicieusement sucrés
qui transporte instantanément certains sur une plage sans fin (mais
avec sable fin !) en compagnie d'une armoire à glace burinée à l'assaut
des rouleaux écumants infestés de requins blancs mangeurs d'hommes.
D'autres se projettent dans un long et poussiéreux " road movie " dans
lequel ils domptent un interminable " Station Wagon " à travers les
immenses plaines de l'outback aride et sauvage, slalomant entre de bondissants
marsupiaux à la quête du mystique " Dreamtime " aborigène qui leur sera
peut-être révélé le temps d'un savant chuintement de Didjeridu . A moins
que vous n'ayez des souvenirs quelque peu plus frais en vous remémorant
le sublime feu d'artifice olympique qui a embrasé Sydney en même temps
que la fierté de toute une nation tentant pour une fois de s'unifier
l'espace d'un tour de piste et d'une poignée de secondes suffisantes
à Cathy FREEMAN pour réaliser son rêve de femme libre ? Mais l'Australie,
c'est encore bien davantage que ces quelques clichés dont nous abreuvent
avec habileté les tour opérators enclins à manipuler la détresse humaine
du cadre moyen-sup enfermé dans la sainte trilogie du Métro-Boulot-Dodo,
à commencer par un état d'esprit unique, mélange de tranquillité et
de décontraction en toute circonstance. " No Worries (pas de problèmes)
" semble en effet être un hymne national unanimement repris en coeur
! Pour la suite de nos agréables découvertes, nous allons nous faire
un plaisir d'ajouter les images aux textes. Au banquet photogénique
du jour, TU2000 vous convie à un festin de choix ayant pour table les
états de Nouvelle Galle du Sud et du Queensland. Après avoir salué comme
il se doit la baie de Sydney la magnifique et s'être prélassés le long
de ses jardins tropicaux et plages mythiques, nous bifurquerons vers
les " Blue Mountains " et ses légendes avant une remontée sur Brisbane,
la soeur rivale. Enfin, nos pérégrinations côtières et insulaires le
long de la Sunshine Coast et de la Gold Coast nous feront tout naturellement
croiser la route des kangourous, koalas et autres surfeurs près de leur
fief de " Surfers Paradise ".

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Alors vous aussi, mettez-vous dans l'ambiance, arrachez votre bonne
vieille planche à repasser de son inutile support pliable en fer blanc
et rejoignez nous dans le grand bleu du bout du monde. Et puis ça nous
arrange : plus on est nombreux dans l'eau et moins on a de chances de
se faire dévorer ! Bonne lecture à tous !

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La baie de Sydney et toute sa magie offre un bien féerique havre de
paix à ses 3,7 millions d'heureux habitants prénommés les " sydneysiders
". Plusieurs styles architecturaux témoignent des différentes étapes
de son développement, des massifs édifices victoriens eux-mêmes supplantés
par les conquérantes tours de verre érigées à la gloire des nouveaux
rois du commerce. Au premier plan, l'impressionnant pont " harbour bridge
" affectueusement surnommé " the coathanger (le porte manteaux) " fait
office de cordon ombilical entre la city et le nord de la ville. Le
pilier droit du pont marque l'entrée dans le quartier le plus chargé
d'histoire, celui de " the rocks ", un emplacement choisi par Lord Sydney
à la fin du 18ème siècle pour fonder la première implantation de colonie
britannique. ( d'où l'origine du nom de la ville, appelée au tout début
Sydney Cove. ) Les candidats à la déportation au bout du monde étant
peu nombreux (il faut dire que les savants de l'époque venaient à peine
de tordre le cou à une idée reçue selon laquelle cette " terra australis
incognita " était le quatrième continent de l'hémisphère sud servant
de contrepoids pour empêcher la terre de basculer !), on choisit comme
souvent en pareil enthousiasme des forçats britanniques condamnés au
bagne, certains après avoir uniquement commis le crime d'avoir trop
faim et de dérober une miche de pain. (un remake de Jacou le croquant
outre manche en quelque sorte !). Le problème principal qui faillit
faire disparaître tout ce petit monde dès les premières années, c'est
que la majorité des heureux gagnants pour ce voyage gratuit en Australie
étaient d'origine citadine et s'y entendaient donc très mal en travaux
agricoles, rendant les premières récoltes beaucoup trop maigres pour
les nourrir . Au chapitre des anecdotes peu glorieuses de l'histoire
de France, l'arrivée des navires britanniques sur Sydney a croisé la
route (ou plutôt la déroute) des navires frappés de la fleur de lys
du conte La Pérouse leur laissant le champ libre afin d'éviter tout
conflit. C'est grâce à cette aimable politesse que le pays passera définitivement
sous l'emprise britannique, la France se consolant ensuite comme elle
put en annexant plus à l'est la Nouvelle Calédonie et les inhospitalières
îles Crozet, St Paul et Kerguelen !

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Ce
bien étrange navire flottant au bout de " circular quay " toutes
voiles dehors est sans conteste le monument le plus emblématique du
pays. Bien qu'on ne présente plus l'opéra de Sydney, nous allons tout
de même vous toucher deux mots à propos de ce formidable défi architectural
tenté et réussi par son créateur le danois Joern Utzon. Les travaux
durèrent pas moins de 16 ans, de 1957 à 1973, date de l'inauguration
officielle par Elizabeth 2 ( rattachement au Commonwealth oblige !).
Pour mener à bien sa construction controversée et terriblement onéreuse,
la solidarité " aussie " (c'est ainsi qu'aiment à s'appeler les Australiens)
est venue à sa rescousse sous la forme d'une grande loterie nationale
! Ce qui est le plus extraordinaire avec l'opéra, c'est qu'il est très
différent et toujours aussi magnifique vu sous toutes ses coutures,
ressemblant tantôt à un alignement d'immenses casques de conquistadores
espagnols ou à un bateau aux voiles gonflées par les alizés marins.
L'Opera House abrite en fait deux salles totalement indépendantes :
un hall de concerts et une salle pour l'opéra, complétées par un restaurant
panoramique donnant sur la baie.

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Après avoir apprécié les charmes extérieurs de l'opéra, nous n'avons
pas résisté à la tentation de nous glisser dans les moelleux fauteuils
de sa salle conviviale pour goûter avec délectation à la magie d'un
spectacle du cirque Eloize mêlant à la perfection humour, acrobaties
époustouflantes et musique détonante. Et comme pour ne rien gâcher tous
les membres de la troupe étaient issus de l'école nationale du cirque
de Montréal que JB connaissait bien pour avoir étudié au Canada et eu
comme colocataire un de ses membres, l'après spectacle fut des plus
conviviaux au contact de ces artistes mondialement acclamés mais toujours
aussi naturels ! Contrairement à son air bonasse et son nez passablement
rougeaud, Seb était totalement à jeun ce soir là, grisé uniquement par
le show!

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Petite
virée en forme d'hommage aux dieux de la piste aux abords du stade olympique
sobrement baptisé " Australia ", le plus important jamais construit
pour des jeux. Histoire de ne pas nous faire oublier qu'en Australie,
l'élément de prédilection pour la moisson nationale des médailles est
l'eau, les architectes ont également eu la bonne idée de concevoir d'amusants
arcs de triomphe aquatiques. A deux pas se trouve en effet la piscine
qui vit le nageur Ian Thorpe érigé au rang de héros national et parallèlement
égérie publicitaire favorite des industriels de la céréale pour petit
déjeuner ! D'une manière générale, l'Australie est également un véritable
paradis pour sportifs de toutes spécialités tant la qualité des infrastructures
et la diversité des climats encouragent toutes les pratiques.

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A quelques minutes du centre ville de Sydney se trouvent quelques plages
mythiques de sable blanc qui vous font tout de suite oublier que vous
avez 3,7 millions de voisins et contribuent à faire de Sydney une des
villes à la qualité de vie la plus agréable au monde! Coogee, Bondi,
Manly, autant de petites baies paradisiaques protégées par des filets
anti-requins au bord desquelles les " lifeguards " australiens veillent
la jumelle et le tube de crème solaire à la main, prêts à empoigner
virilement leur planche de surf au moindre aileron suspect dans un vibrant
remake de " Baywatch ". On rencontre également dans leurs environs énormément
de Backpackers (expression signifiant jeunes en sac à dos ) anglais
fuyant la grisaille Londonienne pour se payer une petite tranche de
soleil sous couvert de quelques petits boulots dans la restauration
ou le ramassage des fruits. Et comme en plus ils retrouvent l'effigie
d'Elizabeth 2 sur toute la monnaie australienne et qu'ils ont pour habitude
de se regrouper entre eux pour aller boire ensemble dans les pubs, leur
impression de dépaysement s'estompe assez vite !

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" Bienvenue aux jardins botaniques royaux. S'il vous plait, marchez
dans l'herbe. Nous vous invitons également à respirer le parfum des
roses, caresser les arbres, parler aux oiseaux et pique niquer à votre
aise ." Voici un bel exemple de la décontraction australienne et de
l'application de la maxime nationale : " No Worries ! " Avouez que ce
genre d'accueil met plutôt à l'aise le visiteur européen plutôt habitué
à se voir sévèrement rappelé à l'intérieur des passages cloutés de toutes
sortes !

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A l'intérieur de cet immense parc de 30 hectares qui était avant 1816
le potager des bagnards sur les bords de la baie, on trouve un ahurissant
foisonnement d'espèces végétales et animales se tapissant au coeur des
gratte ciels. On y trouve une palmeraie comprenant plus de 90 espèces,
une roseraie, un sentier de plantes aborigènes, des fontaines et plans
d'eau superbes dans lesquels s'abreuvent des oiseaux multicolores et
d'innombrables ibis blancs qui viennent également manger dans votre
main ! Le Royal Botanic Garden est ainsi le lieu de décontraction favori
des golden boys et girls surmenés qui troquent le costume trois pièces
pour une tenue de fitness moulante et un walkman léger le temps d'un
jogging exutoire. Sur l'heure de la pause déjeuner (le lunch, généralement
résumé à un panier pique nique), on y croise également les cohortes
d'écoliers affublés de leur uniforme : pantalon de flanelle et petite
cravate pour les garçons, jupes plissées et corsages blancs impeccables
pour les filles (un petit souvenir de la fantaisie Anglaise!), venant
déballer sur les tendres pelouses fraîchement coupées les délices confectionnés
par leurs mères poules.

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Dans un pareil environnement, le grand amoureux des arbres et des plantes
qu'est Seb a vite fait de prendre racine, histoire de saluer comme il
se doit ses imposants aînés à la croissance tentaculaire. Comment imaginer
dans pareille quiétude que nous sommes à moins de 10 minutes à pied
du quartier chaud de Kings Cross et sa constante agitation nocturne
et diurne !

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Voici un petit aperçu des " blue mountains ", chaîne montagneuse se
dressant à une soixantaine de kilomètres dans l'arrière pays de Sydney.
Son nom vient des vapeurs bleues dégagées par l'huile volatile des eucalyptus
peuplant les vallées qui forme parfois une sorte de halo. Jusqu'en 1813,
cette barrière naturelle est restée infranchissable pour des blancs
qui propageaient toutes sortes de légendes à son encontre. Certains
bagnards de l'époque étaient ainsi persuadés que la Chine et la promesse
d'une vie affranchie se trouvaient au delà ! Les imposants canyons arborés,
les vertigineuses cascades coulant le long des " sandstones " (les parois
de grès), les nombreux chemins de treks ainsi que la présence d'une
certaine fraîcheur en quasiment toutes saisons en font un lieu de promenade
idéal pour les Sydneysiders. Les trois pitons rocheux qui se dressent
fièrement sur la gauche de la photo au dessus de la vallée sont surnommés
The three sisters (les trois soeurs), en souvenir d'une belle mais triste
légende Aborigène. Il y a très longtemps de cela, trois soeurs prénommées
Meehni, Wimiah et Gunnedoo vivaient en compagnie de leur père le sorcier
Tyawan dans les montagnes. Un jour que ce dernier était parti chasser
dans la forêt, les trois soeurs se promenèrent et eurent peur d'un gros
mille pattes présent sur leur chemin. L'une d'elle lui lança une pierre,
qui dégringola ensuite le long de la falaise. Alors, le silence se fit
dans la forêt et toutes les créatures vivantes s'enfuirent en hurlant
" au secours, elles ont réveillé le monstre des montagnes ! " . En effet,
celui ci fondait sur les trois jeunes filles horrifiées, furieux d'avoir
été réveillé. Depuis la forêt, leur père vit le danger qui les menaçait
tout là haut, au sommet de la falaise et décida en un éclair d'user
de son os magique pour les transformer provisoirement en pierre, le
temps que le monstre renonce à son festin. Voyant son repas subitement
avarié, notre monstre féroce décida de se retourner contre le sorcier
qui lui avait joué ce bien vilain tour. Celui-ci se transforma en oiseau-lyre
pour échapper à son funeste sort et s'envola se réfugier dans une cachette.
Après avoir regagné sa forme humaine, quelle ne fut pas la surprise
et la peine du sorcier qui ne réussit pas à retrouver son os magique
et avec lui sa seule chance de pouvoir libérer ses filles de leur prison
minérale. Depuis, les trois soeurs sont désespérément figées, le regard
tourné vers la vallée et leur sorcier de père cherche toujours son os,
quelque part dans le bush !

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Après un petit bond aérien, nous débarquons à présent dans l'état du
Queensland et sa capitale Brisbane, dont l'imposant hôtel de ville est
sous bonne garde équestre d'un roi d'Angleterre. Pour se donner une
idée des distances australiennes, sachez que la région équivaut à trois
fois la France !!! Grâce à son climat exceptionnellement ensoleillé
et doux toute l'année, ses interminables côtes sablonneuses et la grande
barrière de corail (huitième merveille du monde) s'étendant au nord
est à partir de Cairns, le Queensland est l'état qui enregistre la plus
forte croissance de population. Pour l'anecdote, la rivalité entre Sydney
et Brisbane est tellement forte que les Australiens ont été obligés
de choisir avec la ville de Canberra une capitale nationale neutre et
sans envergure ! Chaque année, un derby de rugby se jouant en trois
rencontres oppose les sélections des deux provinces, comme pour mieux
souffler sur les braises et envenimer la situation ! La ville de Brisbane
a connu son année de gloire en 1988, date à laquelle elle organisa l'exposition
Mondiale en même temps qu'elle fêtait le bicentenaire de la création
du pays. Depuis, les traces de cette orgie architecturale sont conservée
le long de la Brisbane river et la ville se cherche un second souffle
qu'elle retrouvera peut-être dans quelques semaines avec l'organisation
des Goodwill Games.

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Au nord de Brisbane, nous remontons la Sunshine Coast en direction de
Fraser Island avec comme décor de superbes plages sauvages bordées d'eucalyptus
alors qu'à l'horizon, à l'intérieur des terres, les pitons volcaniques
des Glasshouse Mountains dressent ça et là leurs quelques centaines
de mètres abrupts au dessus des plaines luxuriantes.

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Après quelques jours de papillonnements routiers, la pause s'imposait,
d'autant plus quand elle prend pour cadre l'île de Bribie Island et
son immense plage entrecoupée de lagunes aux eaux surnaturelles.

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Une petite ambiance de Bush Australien, entre marais aux eaux mystérieuses
et faussement tranquilles (Attention, les crocodiles dorment toujours
d'un seul oeil !) baignant une forêt touffue.

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La végétation changeante et étonnante réussissant à s'implanter sur
les dunes donne à chaque plage sa personnalité et à notre objectif photo
son inspiration !

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Attention, Kangourous devant ! L'auto-stoppeuse de charme prête à en
découdre avec eux et avec sourire n'est autre que Nadège, venue retrouver
son JB voyageur au bout du monde et passer un peu plus de deux semaines
dans les coulisses de TU2000. Ce seront donc probablement les deux semaines
du périple qui auront semblé les plus courtes, lorsqu'on est en si bonne
compagnie ! En arrière-plan se tapit dans les eucalyptus notre sésame
pour une découverte authentique de l'Australie dans une version " road
movie " : une Ford Falcon démesurée (attention les pare-chocs en cas
de créneau urbain !) affichant plus de 320 000 kilomètres au compteur
et à l'appétit vorace ! (entre 16 et 19 litres aux cent kilomètres pour
nourrir le gourmand moteur 4,2 litres !).

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XX
On nous avait prévenus et ils sont en effet bien là, les congénères
du Skippy de notre jeunesse, profitant du sanctuaire animalier de Forest
Glen dans les glasshouse mountains pour bondir en toute tranquillité
! Saisie sur le vif, une petite famille en ballade dominicale avec madame
et son rejeton mettant le museau à la fenêtre histoire de prendre le
frais. Progressivement, les bébés kangourous sortent de plus en plus
souvent de la confortable poche ventrale maternelle pour découvrir les
mystères du monde extérieur. Au moindre danger, ils regrimpent plus
ou moins adroitement dans leur chaude cachette en s'aidant de leurs
pattes postérieures déjà démesurées.

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Chaque Kangourou possède une personnalité bien affirmée et une morphologie
propre. Voici JB en train de discuter avec un individu possédant pas
mal de traits de caractère britannique : flegme et décontraction en
toute circonstance !

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Comment ne pas craquer en se remémorant les doux compagnons en peluche
de notre tendre enfance en regardant les koalas, ces sympathiques et
pacifiques marsupiaux qui possèdent en eux un peu de Gaston Lagaffe?
Allez donc savoir pourquoi ils semblent tous avoir un petit faible pour
Leanne (une des guides du parc) à l'heure des câlins !

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Voici un koala dans son occupation favorite : sommeiller assis à califourchon
sur une branche d'eucalyptus, la bouche à quelques centimètres à peine
de succulentes feuilles. Leur durée de vie n'est que de 7-8 ans lorsqu'ils
sont en liberté contre 15 à 20 ans en captivité. La maman koala ne peut
avoir qu'une seule portée par année et il lui faudra 35 jours en moyenne
pour donner naissance à un bébé gros comme un petit souriceau, placé
ensuite pendant 6 mois dans la poche marsupiale, le temps que ses poils
poussent. A la différence du kangourou, la sortie de la poche se fait
par le bas. Enfin, 6 autres mois passés comme sac à dos accroché au
dos du doux pelage de maman complèteront l'éducation et l'expérience
du jeune koala avant qu'il ne prenne son autonomie complète. Normalement,
il n'y a pas de jumeaux chez les koalas, bien que la mère soit pourvue
de deux mamelles et dans les rares cas constatés de naissance gémellaire,
le second bébé survit rarement. Ce reposant animal doit une partie de
sa tranquillité à son alimentation totalement faite de feuilles d'eucalyptus,
très faibles en énergie. Il possède à sa disposition une dentition similaire
à celle du kangourou : deux incisives sur les mâchoires supérieures
et inférieures complétées par une rangée de dents plus en profondeur
pour mâcher les feuilles. L'emploi du temps journalier de ce surmené
de la forêt aurait de quoi rendre nostalgique plus d'un ministre : 20
heures de sommeil entrecoupées de quatre heures dédiées à partir en
quête des précieuses feuilles qui nous aident à déboucher nos sinus
! Grâce à cette plante magique, pas besoin non plus de devoir descendre
de son arbre pour boire puisqu'elle est composée à 50% d'eau . D'ailleurs,
les aborigènes ont donné le nom de Koala à ces animaux rigolos parce
que ceci signifie dans leur langage : " pas d'eau ". La vie sociale
du koala est fort développée : il aime à se retrouver régulièrement
en compagnie de ses congénères, mais également de posséder son petit
bout de territoire bien à lui. Autrefois, ils représentaient une population
mondiale totale de 4 millions. L'arrivée des colons blancs marqua le
début d'une traque systématique en quête de leur douce fourrure. Aujourd'hui,
ils ne sont plus que 80 000 sur terre dont la moitié sont concentrés
dans le sud est du Queensland.

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Après avoir quitté à regrets les koalas, nous longeons au sud de Brisbane
la gold coast, qui porte décidément bien son nom : le sable doré à souhait
amené par la marée vient taquiner la végétation tropicale sur fond de
baie aux eaux bleues vertes.

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Seule fausse note de mauvais goût recensée dans toute cette zone, la
ville de " surfers paradise " la mal nommée qui inflige à la quiétude
des plages interminables un rideau de tours en béton transformant l'endroit
en une sorte de " sarcelles sur mer " version grand luxe, avec appartements
ultra équipés et infrastructures impressionnantes. On trouve même un
hard rock café " surfers paradise ", c'est pour dire ! Autant dire que
les authentiques surfeurs se sont fait eux la malle depuis longtemps
vers d'autres flots au dessus desquels le soleil ne disparaît pas prématurément
dès le début de l'après-midi, éclipsé par l'ombre écrasante des buildings
!!!
Voici justement une bande de copains fin prêts pour en découdre avec
les facéties de l'écume, ayant revêtu des shortys en néoprène à cause
des températures hivernales de l'eau avoisinant les 22 degrés. Allez
dire ça à un breton déjà tout heureux de trouver une eau à 20 degrés
au plus chaud de l'été sans le narguer !!! Le surf, c'est vraiment le
sport national en Australie, pratiqué de 7 à 77ans et probablement davantage
encore. C'est sur cette vision rafraîchissante que nous rendons l'antenne
en promettant de la reprendre très bientôt pour vous en dire davantage
sur ce fantastique pays que nous dévorons non sans délices jour après
jour avec au programme une découverte de Melbourne et ses environs,
un petit crochet tout à l'ouest par Perth, la ville la plus isolée du
monde et une tonne d'imprévus et de rencontres qu'on se fera un plaisir
de vous faire partager avec force de détails croustillants !
JB
et SEB, TU2000

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