Page d'accueil:
Trait d'Union 2000
 

Présentation & Objectifs
Les acteurs
Chronos et Itinéraire
Dernières nouvelles
Espace détente
Press Book

 L'Espace Dialogue:

Espace contact
Chatroom en direct
Livre d'Or


jbdescg@hotmail.com

Contactez-nous !


Australie - Jeudi 21 Juin 2001

La dreamteam TU 2000 au pays du dreamtime


 

 

Comment ne pas résister à la tentation de s'éterniser en Australie tant ce pays nous apparaît accueillant et dédié tout entier au voyage ? Comment refuser les espaces infinis et paisibles qui nous tendaient les bras alors même que la situation politique était confuse en Indonésie, notre prochaine destination ?
En prenant la décision de temporiser quelque peu notre arrivée sur l'Asie, nous vous offrons simultanément encore plus de raisons pour rejoindre le bout du monde l'espace d'un cybernétique reportage-boomerang !
Nous vous convions à partir ensemble à la découverte du Victoria, le plus petit état Australien (Tasmanie exceptée).
Après avoir rendu une petite visite à une école aborigène sur la route du grand océan, nous flânerons nonchalamment dans les rues de Melbourne la bourgeoise et le long de la Yarra River avant de croiser 12 apôtres stoïques non loin du pont de Londres, se trouver émus par des émus et enfin dompter Audrey la fougueuse sur les pistes poussiéreuses de la réserve des Grampians.
De là, nous emprunterons le monumental grand canyon qui nous élèvera jusqu'au pinacle époustouflant, au-dessus des troupeaux de kangourous et des forêts d'eucalyptus qui les abritent.
Tout ceci vous semble un peu confus, débridé ? Rassurez-vous, tous les éclaircissements de ce charabia se trouvent dans la cinquantaine de photos qui suivent (un record pour TU2000 !) et leurs commentaires ! Bonne lecture à tous.


cliquez ici pour agrandir l'image

 


Exposition de totems aborigènes sur le parvis
de la cathédrale St Patrick - Melbourne.


 

L'équipe de TU 2000 a repris cartable au dos le chemin des écoliers, à la rencontre d'une école pas tout à fait comme les autres qui accueille principalement des enfants aborigènes. *

Suite aux nombreuses difficultés rencontrées par les jeunes kooris ( nom donné aux aborigènes du sud-est du pays) par rapport au système d'éducation classique, l'école fut créée afin d'offrir un enseignement mieux adapté à leur situation.
En effet, certains souffraient de remarques racistes de la part de leur camarades de classes et ne bénéficiaient pas d' un environnement familial très favorable aux études ( parents alcooliques, sans emplois, malnutrition due à des conditions matérielles précaires, …).

Cet établissement a donc pour vocation d'accueillir ces enfants en quête d'identité en leur offrant un cadre de travail réconfortant avec des professeurs à leur écoute.
L'enseignement dispensé et ainsi davantage personnalisé et aspire à renforcer leur appartenance culturelle.

* Les aborigènes sont les descendants des premiers peuples qui habitaient l'Australie bien avant l'arrivée des européens.


cliquez ici pour agrandir l'image

L'école koorie de Glenroy est un établissement public qui se veut avant tout un lieu d'échange, de tolérance.
En effet, il est également ouvert aux non-aborigènes : 30 % des élèves ( soit une vingtaine d'écoliers) sont issus de familles australiennes souhaitant offrir à leur progéniture une certaine ouverture d'esprit sur la formidable richesse des cultures aborigènes.



cliquez ici pour agrandir l'image

Voici la sympathique petite classe de Miss Sheridan, composée d'enfants kooris, d'aussies (aussi !) et de métisses … un beau symbole d'espoir pour l'avenir !

RECONCILIATION, voici le mot magique qui porte en effet tous les espoirs d'une Australie qui rêve de refermer définitivement les cicatrices du passé pour construire une nation plus solidaire et fière de ses différences



cliquez ici pour agrandir l'image


Nous vous emmenons à présent dans l'intimité de " la salle de créativité ", là où les jeunes artistes en herbe redécouvrent les techniques utilisées par leurs ancêtres.

Très souvent, l'art aborigène fait référence au " Dreamtime ", (le temps du rêve) à savoir la période mystique de création de la civilisation aborigène pendant laquelle les esprits ancestraux sont venus façonner les hommes et la terre.
Parmi ces esprits créateurs, on retrouve notamment des animaux familiers de l'australie : Ginga le crocodile, Almudj le serpent arc-en-ciel et Gandajitj le kangourou géant.

Les esprits ancestraux sont ensuite apparus en rêve aux aborigènes pour leur indiquer des chemins appelés " songlines " (chemins de chants) leur permettant de revenir en chantant sur les traces du Dreamtime, changeant leur vie en un long pèlerinage (le walkabout) en quête de leurs ancêtres.
Il est aussi important de noter que chaque aborigène, individuellement ou en groupe, est attaché à un totem végétal, animal ou minéral (une plante, un rocher, un insecte…) envers lequel il a des obligations ou des interdits, comme par exemple le devoir d'assurer sa pérennité.
Pourquoi une telle communion avec la nature ?
Là encore, retour à la case Dreamtime grâce auquel un simple rocher ou un lézard sont porteurs des valeurs spirituelles du mythe fondateur et donc de tous les ancêtres !

Un petit conseil donc au cas où vous vous promèneriez prochainement sur un territoire aborigène : évitez de vous amuser à faire ricocher des galets dans les lacs ou les rivières, vous risquez de vous attirer les foudres des esprits créateurs et donc des habitants !



cliquez ici pour agrandir l'image

Alinta utilise ici pour dessiner son kangourou la " technique des points ", plus communément appelée " pointillisme ", qui est caractéristique des tribus du centre de l'Australie.

L'art tient une place prépondérante dans la culture aborigène au sens où il permet comme on vient de le voir de donner forme à des rêves, à des messages sacrés ou des scènes de vie quotidienne.

De nombreux symboles sont utilisés dans les peintures aborigènes. Le sens, le message contenu dans le tableau est dès lors caché et ne peut-être compris que par l'artiste ou les autres membres de sa tribu.



cliquez ici pour agrandir l'image

Natji ne se laisse aucunement distraire par l'appareil photo, trop absorbé qu'il est par son œuvre romantique au message on ne peut plus explicite : mais qui est donc l'heureuse élue de son cœur ?



cliquez ici pour agrandir l'image

Jynaka, une jeune artiste âgée de 10 ans, nous présente sa peinture dans laquelle figurent des animaux très représentatifs de l'art aborigène et tout naturellement issu du Dreamtime:
le kangourou et le serpent.


Ca y est, c'est l'heure de la récré !
La corde à sauter, encore et toujours appréciée par les petites filles du monde entier, leur offre quelques délicieux moments de détente sportive … en attendant qu'un garçon, supporté à distance par toute sa bande de copains rigolards, vienne mettre son grain de sel dans ce joli tableau bucolique.
L'inoffensive corde à sauter chapardée par notre polisson se transforme instantanément en sournois " lasso-attrape-fille ", faisant résonner à travers toute la cours de récré des cris de détresses et autres appels au secours universels: " MAITRESSE, les garçons ils m'embêtent ! ".


cliquez ici pour agrandir l'image

Ces deux copains aux sourires espiègles et pleins de malice semblent ravis de venir à l'école.
Certains élèves se déplacent d'ailleurs de très loin puisqu' on ne compte que 3 écoles aborigènes pour tout l'état du Victoria.
L'établissement couvre les deux cycles d'enseignement ( primaire et secondaire ) et accueille les enfants dès l'âge de 5 ans jusqu'aux adolescents de 18 ans.

La journée se décompose en 6 heures de cours : anglais, maths, histoire, sciences, arts et sports. Chaque leçon est dès que possible liée à la question aborigène afin d'apporter un regard différent, de mieux comprendre et accepter le passé pour mieux vivre le présent.

Les traditions et valeurs aborigènes qui se transmettent oralement de génération en génération depuis la nuit des temps s'éteignent doucement tandis que les dialectes aborigènes se laissent oublier, noyés au beau milieu de l'océan anglophone.

Cependant, bien que l'anglais " shakespearien " soit la langue officielle enseignée, on entend plus souvent résonner le koori-english dans les couloirs de l'école, un savant mélange de croustillantes expressions aborigènes sur fond de crème anglaise !


cliquez ici pour agrandir l'image

Tim l'australien d'origine européenne et Dotty l'australienne aborigène posent avec Trait d'Union 2000 en toile de fond cybernétique, jetant le temps d'une photo on ne peut plus symbolique son pont par dessus le fossé qui sépare encore leurs cultures respectives …


cliquez ici pour agrandir l'image

Ces deux adolescents sont dans leur dernière année d'école qu'ils fréquentent d'ailleurs depuis sa création en 1995.
A la fin de l'année scolaire, ils auront la possibilité de passer l'examen final (l'équivalent de notre Baccalauréat appelé ici Victorian Certificate of Education) qui leur donnera accès aux études supérieures.

Cependant, le pourcentage d'élus qui auront la chance (et le mérite !) de réussir cet examen très sélectif reste faible.

L'école s'intéresse de près à l'avenir de ses élèves et fait de leur orientation une des priorités de l'établissement.
Ainsi, chaque élève accomplira durant sa scolarité différents stages afin d'accumuler de petites expériences professionnelles qui l'aideront à savoir ce qu'il veut, ou à défaut ce qu'il ne veut pas faire !


cliquez ici pour agrandir l'image

Cette peinture évoluée n'est pas issue de la classe des jeunes artistes de l'école.
La paume de la main représente le drapeau aborigène : le noir pour la couleur de leur peau, le rouge pour la couleur de la terre ( la majeure partie de l'Australie est composée de désert au sol aride et rouge) et également pour le sang des ancêtres qui a coulé depuis l'arrivée des " blancs " sur leurs terres. Enfin, le rond jaune au centre représente le soleil qui donne la vie.

Les aborigènes habitent l'Australie depuis plus de 50 000 ans et représentent donc le plus ancien peuple encore existant sur la Terre.

Revenons brièvement quelques centaines d'années en arrière sur la récente histoire tragique de leur colonisation :
Vers la fin du XVIII ème siècle, les colons anglais commencèrent à envahirent l'Australie qu'ils considéraient comme " Terra Nilius " (terre sans propriétaire) en prenant petit à petit possession des terres appartenant aux aborigènes.

Entre autres cadeaux de bon voisinage, les colons blancs apportèrent de nombreuses maladies contre lesquelles les natifs n'avaient pas de défenses immunitaires.
Ils n'hésitèrent pas non plus à user de violence extrême en tuant sans sommations ceux qu'ils considéraient comme appartenant à une race inférieure dénuée d'intelligence.
Dans ces conditions, la rencontre avec la culture occidentale, si fondamentalement différente, plongea les aborigènes dans un profond état de choc dont ils commencent seulement à se remettre.

Aujourd'hui, on parle souvent à propos des jeunes aborigènes de " génération volée " tant les problèmes qu'ils rencontrent pour s'intégrer dans la société actuelle sont nombreux.
Déracinés de leur lieu de vie originel où ils vivaient en parfaite harmonie avec la Nature, beaucoup d'aborigènes grandissent maintenant au beau milieu de la pollution et du stress des métropoles, " comme des arbres dans la ville coincés entre béton et bitume … " pour reprendre la célèbre chanson de Maxime Leforestier.

Une leçon de plus à méditer pour notre modèle occidental imposant aux autres civilisations qu'il rencontre l'impitoyable loi du " s'adapter ou disparaître ", tel un gigantesque rouleau compresseur qui écrase et uniformise tout sur son passage …



cliquez ici pour agrandir l'image

Du béton, du verre, des autos et des hommes…les 2,9 millions d'habitants de Melbourne vous saluent bien ! Capitale incontestée de l'état du Victoria, la ville fut également celle du Commonwealth de 1901 à 1927 avant la fondation de Canberra.

Elle s'étend sur les rives du fleuve Yarra et est grossièrement composée d'un hyper-centre rectangulaire anarchiquement flanqué d'un Chinatown, de vieux immeubles gothiques, victoriens et de buildings futuristes s'en allant gratter les cirrus après avoir gratté les finances de leurs promoteurs mégalos.

Mais ce qui fait incontestablement le cachet de Melbourne, c'est sans aucun doute le foisonnement de parcs et d'espaces verts merveilleusement entretenus (comme dans chaque grande ville australienne, un Royal Botanic Garden aux pelouses qui semblent coupées à la pince à épiler vous incitent à de douces siestes lascives !), ainsi qu'un nombre incroyable d'infrastructures sportives de top qualité.

Faut-il rappeler aux incultes n'étant pas inscrits dans un club " questions pour un champion " ou ne pratiquant pas assidûment en famille le " trivial poursuit " qu'en 1956, les lieux s'étaient transformés en temple mondial du sport en organisant les Jeux Olympiques (aaahhh, le bon vieux temps où l'esprit Coubertin n'était pas une simple vue de l'esprit dissoute dans des bulles corrosives de soda aux extraits de plantes!).


cliquez ici pour agrandir l'image

Nous voici justement en direct du court N°1 de l'open d'Australie qui se joue chaque début d'année à deux pas du centre ville.
Derrière lui, le court central servant le reste du temps de salle de spectacles nous laisse entrevoir son toit, qui en plus de posséder une architecture originale se couvre et se découvre à souhait histoire de pouvoir faire face aux caprices de la météo locale, ayant pour réputation d'offrir parfois les quatre saisons en 24 heures.


cliquez ici pour agrandir l'image

Côté ramasseurs de balles, les entraînements sont impitoyables et intensifs, mais toujours dans la bonne humeur et la décontraction très " aussie "! (pas sûr que les balles délicatement mâchouillées de la sorte durent plus de quelques jeux !)


cliquez ici pour agrandir l'image

En plein centre ville, à deux pas de la cathédrale St Patrick, on comprend pourquoi Melbourne diffuse une image " clean and updressed " (propre, BCBG) : les uniformes des écolières rivalisent de classicisme dans un dégradé de jupes écossaises sagement plissées alors qu'alentours papillonnent les businessmen et women affairés en costumes et tailleurs impeccables.
Pour la petite histoire, sachez que parmi les gens de bonne famille venus s'instruire à Melbourne, on retrouve le prince Charles en personne !

Autant dire qu'affublés de nos grosses chaussures de marche et nos bonnets boliviens en laine multicolore, on se fond tout de suite dans le décor !


cliquez ici pour agrandir l'image

Seb en rajoute même davantage dans le registre des bonnes manières en allant jusqu'à aider certains sujets particulièrement rigides et austères à maintenir leur étiquette.
Ceci passe tout d'abord par une veste et un nœud de cravate bien ajustés, fussent-il de bronze !

Cette petite halte à Melbourne a également été l'occasion de nous refaire une santé confortablement installés dans un Backpacker (auberge de jeunesse) très sympa situé en plein centre ville : le Friendly Backpacker.

Et comme ce genre d'endroit est si rare à trouver dans une grande ville, d'autant plus quand les employés parlent français, qu'ils mettent à votre disposition thé et café gratuitement toute la journée et qu'ils organisent des activités culturelles ou de rencontres, on se permet de vous donner l'adresse si vous deviez passer par là :

The Friendly Backpacker
197, King Street Melbourne 3000, Victoria Australia
Tel: 1800 671 115- Fax: 03 9670 9911- Email: friendlybackpacker@optusnet.com.au


cliquez ici pour agrandir l'image

Dernier petit paradis pour ménagère oisive en quête de bonheur consumériste, le centre de shopping " Melbourne Central " ouvert en 1992 .
Sous l'immense coupole de verre abritant tous les magasins a été conservée l'historique " Shot Tower ", qui était au siècle dernier une fabrique destinée à refroidir les munitions de plomb.
Un immense dirigeable, un vieux biplan, une montre géante et un impressionnant vivarium de papillons exotiques achèvent de transformer l'endroit en une parfaite destination pour samedis après-midi pluvieux d'avant fêtes (et de débuts de mois !).


cliquez ici pour agrandir l'image

La circulation d'innombrables tramways électriques faisant résonner leurs cloches dans le centre ville confère à la cité un petit cachet rétro très sympa (et qui plus est écologique !) .

En voici justement un glissant silencieusement sous le plus grand jeu de mikados du monde (plus honnêtement un arc érigé pour célébrer le centenaire de la création de l'état d'Australie le 9 mai 1901).

Sur le fronton, on peut également lire : " One people, one flag, one destiny " (Un peuple, un drapeau, un destin).


cliquez ici pour agrandir l'image

Glissant mystérieusement et fièrement sur les eaux soyeuses du lac Albert, ces cygnes noirs goûtent avec délectation au calme tout saisonnier.

Il faut dire que quand les berges de leur habitat naturel se transforment une fois l'an en un circuit de Formule 1 accueillant des bestioles particulièrement fumante et pétaradantes encouragées par les millions de fans présents pour le grand prix d'Australie, ils doivent alors sûrement se servir du pain que leur lancent les badauds pour se boucher les tympans !

Petite aparté ornithologique chère à Seb, ne nourrissez jamais les cygnes avec du pain.
En pensant les sauver de la famine, vous leur faites ingurgiter un aliment qui gonflera par la suite dans leur estomac au risque de les faire mourir à long terme!


cliquez ici pour agrandir l'image

Pourquoi Melbourne sera toujours Melbourne !

Une photo empreinte de symbolique, où le classicisme et le cachet de la ville (le réverbère) se marie avec bonheur à l'exotisme des terres australes (le palmier).
Allez donc essayer de trouver des palmiers aux abords du pont neuf !


cliquez ici pour agrandir l'image

De l'autre côté de la Yarra River règne un on ne sait quoi de petit goût de Paname . Sans aucun doute suggéré par cette imposante tour qu'on croirait sortie d'une planche à dessin du bon vieux Gustave Eiffel qui aurait adjoint en son socle un jupon d'acier virevoltant .

L'édifice coiffe le bâtiment du Victorian Arts Center, et est poétiquement surnommé " le cornet de glace renversé " par les Australiens, jamais en manque de pittoresques comparaisons pour leur patrimoine (rappelez-vous le " porte manteaux " de Sydney dans notre dernier envoi !).

Melbourne peut aussi s'enorgueillir d'être la capitale nationale des arts, avec également le Victorian State Opera, la National Gallery of Victoria et un énorme Concert Hall.


cliquez ici pour agrandir l'image

Dans un des nombreux havres de paix et de verdure, la reine Victoria se dresse fièrement au milieu des roses anglaises comme pour mieux nous rappeler qu'elle y est sans doute pour quelque chose si à peu près la moitié des monuments historiques et des rues principales des villes de l'état portent son nom !


cliquez ici pour agrandir l'image

Le quartier sud de Southgate est un des derniers sortis de terre, étalant le long des promenades sa kyrielle d'hôtels de luxe et de restaurants " trendy " (à la mode) pour affairistes branchés et touristes japonais mis en appétit par leur promenade en bateau mouche sur la rivière.



cliquez ici pour agrandir l'image

En périphérie de la ville et en bordure de la baie de " Port Phillip ", on pénètre dans le quartier résidentiel de St Kilda qui propose à toute l'agglomération une destination de fin de semaine idéale, à 15 minutes du centre ville en tram.
Outre les ruelles foisonnant de cafés-glaciers, la mer est là, toute proche et paisible, le long d'une promenade bordée de palmiers et de roller bladers roulant roulements et mécaniques, ou bien encore au bout d'un interminable ponton se perdant dans l'infini comme dans une pub " fahrenheit ".


cliquez ici pour agrandir l'image

St Kilda, c'est aussi un complexe de jeux à l'appétit gargantuesque engloutissant petits et grands enfants allant vomir leurs frites à bord du bateau ivre ou des montagnes russes démoniaques.


cliquez ici pour agrandir l'image

Sur la promenade déserte, un palmier fait face à la mer et à l'hiver austral.
Le pâle soleil de la mi-journée arrive à peine à faire sortir l'horizon de son néant de brumes en un mince halo jaunâtre. Cabrel a mis il y a peu cette atmosphère en paroles et chansons : " On doit être hors saison " !


cliquez ici pour agrandir l'image

" Le soir, le soleil se couche dans la mer …et c'est beau ! " ( Coluche, sketch sur les vacances)
Un petit cliché pour vous rappeler que pour la plupart d'entre vous, bienheureux gaulois aux velléités de migrations marines estivales (à l'instar du cachalot !), les congés payés synonymes de rôtissoire azuréenne ou de cirés bretons ne sont plus très loin !

Notons au passage qu'on n'a pas forcément besoin d'être en bord de mer pour ramer tout au long de l'année !



cliquez ici pour agrandir l'image

Seb est heureux d'éclairer sous les projecteurs de TU2000 son ami Mark, un australien rencontré quelques année auparavant lors d'un voyage en Irlande (c'est fou comme le monde est petit !).

Son sourire éclatant de blancheur en dit long sur sa bonne humeur et il possède en plus, ce qui reste un véritable mystère pour la médecine moderne, le cœur sur la main !
Bref, Marc est le genre de copain tellement bien qu'on aurait pu faire le voyage en Australie juste pour lui !

Sans oublier Karen et Trunk, un couple d'amis qui nous ont chaleureusement accueillis dans leur nid d'amour de Lorne, petite ville agréable de la côte sud .



cliquez ici pour agrandir l'image

Lorsque Mark nous a proposés de nous confier la garde d'Audrey, sa fidèle compagne, nous avons rougi de désir…mais non, vous n'y êtes pas du tout !
Il s'agit en fait de l'affectueux nom donné à sa complice de voyage à quatre roues, une Falcon ayant plus de 10 tours du monde au compteur (de quoi nous rendre modestes !), retapée à neuf et ronflante comme un père de famille bedonnant et enrhumé dans un camping municipal !

Nous voici donc lancés à la conquête des pistes sauvages de l'ouest au volant de cette " dream machine ", sur fond de routes saupoudrées de paprika et d'eucalyptus odorants.


cliquez ici pour agrandir l'image

Pour rejoindre Warrnambool , nous empruntons la mystique route côtière dite " great ocean road " qui longe sur plus de 300 kilomètres une succession de plages désertes, falaises et formations rocheuses fantomatiques exilées en plein océan par la fureur des éléments.

Voici justement les plus célèbres d'entre elles appelées " les 12 apôtres " détachant leurs ombres dans la magie lumineuse de la fin du jour.

Il est parfois des lieux où l'on se sent petit, tout petit…


cliquez ici pour agrandir l'image

En bon 13ème apôtre, JB Surgit des fourrés accrochés à un bout de roche branlante.
En contrebas, les plages nichées au creux des falaises sont fabuleuses et permettent à quelques habitués de partir surfer les immenses " tubes * " du lieu.

Tout au long de la côte se trouvent également quelques uns des plus beaux spots de surf du pays comme par exemple la station balnéaire de Torquay et la plage de Bells Beach, mise sous les feux des projecteurs avec " Point Break ", film culte pour surfeurs en manque d'écume.

C'est également ici même, à l'intérieur de petits garages poussiéreux, que sont nées quelques belles " success stories " planétaires comme les marques de surfwear Quicksilver ou Rip Curl.

* tube=grosse vague qui en se cassant forme un tunnel laissant assez d'espace pour qu'un surfeur émérite et téméraire s'engouffre à l'intérieur, au risque de passer à la machine à laver !



cliquez ici pour agrandir l'image

Un immense rocher barre la mer comme une muraille de chine : c'est " The Razor Edge " (la lame du rasoir), baptisé ainsi rapport à son profil plutôt tranchant.


cliquez ici pour agrandir l'image

Voici le Grotto, sans doute un des endroits les plus féeriques de cette route touristique.
Sculptée par les vents et le temps, cette arche naturelle offre à travers son architecture rocheuse inspirée une fenêtre unique sur l'océan indien.



cliquez ici pour agrandir l'image

Posé à califourchon entre mer et terre, voici l'immense rocher du " London bridge " (le pont de Londres).
Le lieu défraya la chronique en 1990, date à laquelle le pont était encore effectivement une passerelle naturelle reliant d'une seule traite le plancher des vaches …jusqu'au jour où suite à de violentes tempêtes, toute la partie manquante de l'arche ne s'écroule d'un seul coup dans les flots, laissant isolé en pleine mer un couple d'amoureux métamorphosés bien malgré eux l'espace d'une nuit en Robinsons Crusoés, le temps que la baisse des vents violents n'autorise enfin un secours héliporté !


cliquez ici pour agrandir l'image

A l'extrême ouest de la Great Ocean Road, la ville de Warrnambool offre encore des plages d'une beauté sauvage.
Sans vouloir les pousser à la paranoïa, nous informons les nageurs tentés par ce genre de paradis que les eaux de l'état du Victoria abritent également une des plus grandes concentrations au monde de grands requins blancs.
Certains impressionnants spécimens attrapés par les pêcheurs sont parfois suspendus au bord des jetées des ports !



cliquez ici pour agrandir l'image

Partis à la recherche des koalas en pleine forêt, nous nous perdons avec bonheur dans une jungle d'arbres-fougères exubérants poussant au dessous des eucalyptus.

Comme vous pouvez le constater, l'état du Victoria et ses quatre saisons climatiques bien distinctes est sans conteste le plus verdoyant des états continentaux.

Il concentre une bonne partie des richesses agricoles de la nation et possède notamment un vignoble exceptionnel (Ca fait du bien de lire parfois dans les magasins des mots qui sentent bon le pays, comme par exemple Cabernet Sauvignon ou Merlot !), un important cheptel ovin et bovin, ainsi qu'une ceinture céréalière (principalement du blé) de fort rendement.


cliquez ici pour agrandir l'image

 

Ce koala tranquille, affaissé sur sa branche
Se moque bien de savoir si on est un Dimanche

Dans son eucalyptus, il vit très sobrement
Quelques feuilles lui suffisent qu'il savoure lentement

Ses repas s'entrecoupent d'interminables siestes
On dirait qu'il calcule le moindre de ses gestes

Comment être à ce point dénué d'énergie
En passant ses journées sans bouger de son lit ?

Et lorsqu'enfin miracle il décide de partir
C'est pour changer de branche et puis… s'y assoupir !

Sur son arbre perché il semble si content
Le koala c'est sûr est un heureux feignant !


cliquez ici pour agrandir l'image

Au cours d'une marche dans la réserve de Tower Hill, nous tombons nez à bec avec une coquette habitante des lieux, qui loin de s'effaroucher, se prête de bonne grâce à une petite séance photo.

Ce cousin australien de l'autruche s'appelle l'ému. Il est de taille légèrement inférieure à celle de l'homme et promène sa déconcertante silhouette dans les dédales du bush, en rapport de bon voisinage avec les kangourous et les koalas.

Ses armes de défense se composent d' un bec pointu propulsé par un cou qui semble en caoutchouc tellement il est déformable et des serres puissantes au bout des gambettes.
L'ému ne connaîtra par contre jamais la folle griserie des attaques en piqué avec double looping sur ses proies car il est totalement dépourvu d'ailes lui permettant de s'envoyer en l'air !


cliquez ici pour agrandir l'image

Nous voici à présent plongés en plein cœur de l'état, au beau milieu de la réserve des Grampians, à l'ouest de l'ancienne cité de chercheurs d'or de Ballarat.

Ce parc national est renommé pour la beauté de ses chemins de treks et sa nature sauvage dominée par les montagnes de la Great Diving Range qui vient mourir ici.
Autant vous dire qu'à l'image de Seb photographié en pleine méditation au pied des chutes de McKenzie, on s'est vite sentis comme des poissons dans l'eau !

Autres curiosités de ce que les aussies appellent les " Pyrénées australiennes " (l'occasion de vérifier qu'ils n'ont jamais fait le Tourmalet à vélo !), des forêts de red gums (des eucalyptus rouges), ainsi que la vallée Victoria, parsemée de pistes interminables le long desquelles les émus et d'innombrables troupeaux de kangourous viennent vous bondir sur le capot !


cliquez ici pour agrandir l'image

A l'assaut du sommet des " Pinnacles ", nous cheminons tout au fond d'un enchevêtrement minéral formant des gorges baptisées Grand Canyon.


cliquez ici pour agrandir l'image

Au sommet de la chaîne de montagnes, la vue sur les étendues de forêts et de lacs du parc est tout bonnement époustouflante. JB en profite pour déployer ses ailes de condor empruntées au Chili, embrassant la plaine de ses mains ouvertes tel un " Corco Vado " exilé de Rio.


cliquez ici pour agrandir l'image

Après quelques minutes de calme olympien, le ciel nous est subitement tombé sur la tête, nous offrant un petit cocktail dont il a le secret, composé de bourrasques de vent, pluie, glace fondue et même neige ! (plutôt rare par ici, même en plein hiver).

Heureusement, le dédale de pierres du plateau sommital nous a fourni un petit refuge providentiel, le temps d'attendre transis mais amusés l'arrivée d'un arc-en-ciel radieux.
Quand on vous disait que les quatre saisons défilent dans la journée !


cliquez ici pour agrandir l'image

Autre motif d'émerveillement des grampians : la couleur unique de la roche qui vire carrément à l'orange vif sous la lumière de fin du jour.



Vous avez devant vous des peintures aborigènes qui dateraient vraisemblablement de plusieurs milliers d'années !
S'il est difficile de les dater précisément, d'autres recherches menées sur le terrain par des archéologues ont démontré l'existence de peuplement aborigène depuis plus de 30 000 ans dans la région des Grampians ! ( Gariwerd est son appellation d'origine)

La façade peinte ne représente qu'une petite partie d'un énorme rocher qui servait autrefois d'abri aux aborigènes venus y camper et s'y protéger des intempéries.

Les barres verticales peintes sur la roche sont interprétées comme un moyen utilisé pour compter le nombre de jours passés sous l'abri, tandis que des traces d'émus et de kangourous sont également représentées sur le mur (mais sont difficile à voir sur la photo).

La peinture était fabriquée à partir d'argiles de différentes couleurs, pilés puis mélangés à de l'eau.



cliquez ici pour agrandir l'image

Un autre site de peinture aborigène appelé Gulgurn Manja ( qui signifie " la main des jeunes gens "). Vous pouvez en effet apercevoir des empruntes de mains cerclées de rouge, au milieu de la photo.
Malheureusement, on ne sait rien sur le sens de ces peintures car tous leurs secrets se sont éteints en même temps que les derniers membres de la tribu " Jardwadjali ".

Depuis 1982, 5 communautés aborigènes se sont regroupées pour assurer la survie de leur patrimoine et ont ainsi créé au cœur des montagnes des grampians un centre culturel qui perpétue le savoir, les valeurs et les traditions de leurs ancêtres.


cliquez ici pour agrandir l'image


Un rideau d'ouate rougeoyante tombe sur le devant de la scène tandis que le soleil fait sa révérence aux spectateurs que l'on souhaite conquis par cet ultime acte austral.

Gargantuesque de par sa taille, ce dernier envoi saisonnier ( pour nous c'est l'hiver et les petits degrés qui arrivent!) espère s'être hissé à la hauteur des sentiments que nous a inspiré l'Australie : insolite, sauvage, mystérieux, magique (Garcimore aurait sûrement adoré ! ) et immensément grand… on croise les doigts pour ne pas avoir causé trop d'indigestions d'images et autres overdoses de pixels parmi nos chers et fidèles lecteurs !

Nous tenons à saluer chaleureusement tous les élèves qui depuis le début de cette belle aventure nous ont suivis sous la tutelle de leurs maîtres attentifs et enthousiastes et qui vont bientôt pour les plus chanceux prendre également la route des voyages.

Inciter à la naissance de vocations de globe-trotters faisant leurs premières armes aventureuses en chassant le crabe sur les plages de St Malo, voilà une des nobles causes de notre quête du bout du monde, qu'on se le dise !

Bonnes vacances donc à tous les planqués de l'éducation nationale et bon courage à ceux qui continuent de travailler !

TU2000 vous donne rendez-vous prochainement à …ce sera également pour nous la surprise !

Seb et JB - TU2000-

 


GARDEZ LE CONTACT

NOS PARTENAIRES

Ecrivez-nous via notre e-mail:

  jbdescg@hotmail.com 


Trait d'Union 2000 - © Copyright 2000 Tous droits réservés
Site web réalisé, hébergé et entretenu par Pl@nètes.